Dans l’Europe de la Renaissance, les humanistes ont investi le domaine du droit, notamment les textes romains compilés sous Justinien, et les juristes ont intégré à leur savoir le renouveau encyclopédique des lettres. Ce mouvement convergent a donné lieu à un phénomène culturel multiforme, l’humanisme juridique, qui a transformé tant la science du droit moderne que la connaissance de l’Antiquité.
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Les noms de Lorenzo Valla, Guillaume Budé, André Alciat, Jacques Cujas, Jean Bodin ou encore Johannes Althusius illustrent l’apport de ce courant intellectuel ; d’autres, comme Pétrarque, Érasme, Thomas More, Luther, Calvin, Machiavel ou Montaigne, y sont pour partie associés. Les contributions ici présentes entendent offrir à un large public une synthèse méthodique pour s’initier aux rapports entre droit et humanisme à travers les figures et les œuvres de ce mouvement, en questionnant ses enjeux grâce à l’ensemble des savoirs et des formes d’expression mobilisés, ainsi que sa réception jusqu’à nos jours. (4e de couverture)