On nomme morphologie flexionnelle ou flexion l'ensemble des procédés servant à moduler la référence des mots sans la changer fondamentalement : "chantera" et "chantait" désignent la même activité, respectivement future et révolue.
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Les significations exprimées par ces procédés sont nombreuses (temps, mode, fonction grammaticale, etc.) et leur mode d'expression varié : à "chantait" formé par suffixation à un radical constant répond l'anglais "sang", formé par modification du radical. La limite entre flexion et syntaxe est également mouvante, telle langue confiant à la première ce que telle autre réserve à la seconde : par exemple en wolof "raxasloo" « faire laver » ("raxas" « laver»). Cet ouvrage vise à exposer cette diversité à travers les langues. Les théories et modèles concurrents qui tentent d'en rendre compte y sont présentés. La flexion constituant une source de complexité du langage, l'ouvrage explore également ses fondements cognitifs, sa possible origine (préhistorique et les processus par lesquels les enfants l'acquièrent. (4e de couverture)